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Deuxième année, Numéro 90
VENDREDI  12 JUILLET 1907
  SOMMAIRE:
BULLETIN POLITIQUE
BULLETIN POLITIQUE

















NOTRE PROGRAMME





















Eugène CARRY . . . . . . .    La Séparation de l'Eglise
et de l'Etat à Genève,
Augustin LEGER . . . . . .
 Eglise anglicane et catholicisme
INFORMATIONS ET DOCUMENTS
    Don Romolo Murro: Une allocution du cardinal Coullié,
Le rôle des jeunes catholique - La réforme de l'Index.
LETTRES A L'EDITEUR
G. SOREL : L'Evangile et l'Eglise. -H. MAZEL: Les catholiques et la politique. - Paul GEMAHLING : Pacifisme et désarmement.

BULLETIN POLITIQUE
    Le discours prononcé dimanche dernier par M. Aynard dans la circonscription du Rhône qu'il représente à la Chambre des députés, et dont on trouvera une analyse dans le numéro du 10 juillet du Journal des Débats, met à l'ordre du jour deux importantes questions, l'une de principe et l'autre de fait, dont la solution contribuerait certainement à l'assainissement du parlementarisme français. Il s'agit de la réforme électorale destinée à substituer le scrutin de liste au scrutin d'arrondissement et la représentation proportionnelle au système majoritaire absolu. C'est la question de principe. Elle est essentielle. Le scrutin d'arrondissement, comme l'a justement dit M. Aynard, sacrifie l'intérêt général à des multitudes de petits syndicats d'appétits locaux, tyranniques et incohérents. Quant à la représentation majoritaire, elle est une pure iniquité. Après avoir démontré la nécessité morale de cette réforme et formé le vœu qu'elle aboutisse, M. Aynard a réclamé la dissolution de la Chambre actuelle dont l'impuissance et le discrédit sont notoires. Sans doute, depuis le téméraire essai du Seize-Mai, cette mesure n'a pas cessé d'être l'objet d'une "superstitieuse défaveur" inscrite dans la lettre de la loi de 1875 comme une prérogative indivise du Président de la République et du Sénat, elle semble devenue depuis une sorte d'hérésie politique absolument opposée à notre esprit constitutionnel. Si cette Chambre inorganique et émiettée, ayant vaguement conscience de son vice originel, se rachetait du moins par le vote d'une bonne réforme électorale et se faisait pardonner ainsi les trois longues années qui lui restent à vivre ! Hélas! quels que soient les progrès accomplis par l'idée de la représentation proportionnelle parmi l'élite de tous les partis, il est sans doute prématuré de se bercer d'un tel espoir. Mais, pour nourrir présentement à cet égard aussi peu d'illusions que possible, il ne nous reste pas moins l'obligation de travailler au triomphe de cette idée féconde que l'avenir réalisera.
    La Chambre belge n'a pas accepté la proposition de réforme électorale émanée de l'opposition. Les catholiques ont assumé la responsabilité de maintenir le statu quo, c'est-à-dire le suffrage plural
et le droit de vote à la limite d'âge actuel. Les libéraux et les socialistes réclamaient  l'électorat à la française. I1 est bien difficile de désapprouver la majorité. Le suffrage rudimentaire que nous pratiquons ne donne pas  de tels résultats qu'il faille trop regretter les retards et les réserves mis à son adoption universelle. Ce suffrage "univoque", aussi complètement accordé au citoyen-enfant de vingt-un ans qu'au père de famille par exemple, n'est pas équitable, parce qu'il ne correspond ni aux charges, ni aux droits acquis, ni aux responsabilités. Il est en contradiction avec cette justice distributive universelle qui est une des bases morales les plus essentielles et, au fond, quoiqu'il paraisse un temps, les moins impunément violées d'une société où les apports et les sacrifices sont loin d'être égaux. Que le caractère censitaire de l'électorat disparaisse de plus en plus, c'est assez juste, car si la propriété tend, dans les mains de beaucoup de ceux qui en sont investis, à devenir une sorte de fonction et de charge sociale plutôt qu'un avantage pur et simple, elle reste pourtant, dans le plus grand nombre des cas, un accident heureux dont le bénéficiaire ne peut se prévaloir, ni tirer un surcroît de droit individuel. Mais on n'en peut dire autant du suffrage capacitaire. Lorsque son usage correspond à des fonctions utilement exercées et non à de simples titres dont on se parerait, il est, en bonne logique et en bonne équité, absolument inattaquable. Les conservateurs belges, s'ils ont tenu compte de ces légitimité-là seulement, sans faire acte d'hostilité ou de défiance à l'égard d'une jeune démocratie appelée à devenir de plus en plus capable et responsable à son tour, ne peuvent évidemment être blâmés au sujet de a responsabilité qu'ils viennent de prendre.
    La Correspondenza Romana, l'Osservatore Romano, la Croix, etc., viennent de découvrir dans le sein même de l'Eglise un complot « moderniste" autour duquel ils mènent grand bruit et qu'ils se félicitent, en termes qui prêtent à sourire, d'avoir démasqué! Comme on le verra plus loin, voici à quoi se réduit toute cette affaire: un certain nombre de
 personnalités laïques allemandes, appartenant en majeure partie à l'Université et au monde politique, ont  eu l'idée de recueillir des signatures pour une adresse destinée au Pape et demandant des réformes dans les procédés de la Congrégation de l'Index. Les noms et la supplique devaient être imprimés et présentés directement à Pie X. Les promoteurs de ce mouvement ayant très nettement déclaré qu'ils se soumettraient à la décision du Pape, on ne voit vraiment pas en quoi ils pourraient être coupables, comme s'il était désormais interdit aux catholiques de s'intéresser aux questions religieuses et de les discuter, la papauté restant pour eux un tribunal suprême devant lequel ils peuvent faire valoir leurs raisons en toute sincérité. A ce point de vue, il n'est que juste de reconnaître et de louer l'attitude digne et calme du grand organe catholique allemand, la Germania, qui tranche étrangement avec l'aigreur de plusieurs de ses confrères latins. «A l'heure actuelle, dit la Germania, des membres de l'Eglise catholique d'une conscience et d'une fidélité sûres, ont, en effet, des doutes et des hésitations en ce qui touche l'Index."  Quel crime y a-t-il donc à ce que ces catholiques fassent connaître les raisons de leurs doutes et de leurs hésitations? L'Eglise est une société de frères, non d'esclaves.




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Page 594 / 1  : Eglise anglicane et Catholicisme.
        Oxford, 30 Juin.
    Votre première information d'Angleterre, dans le numéro du 28 juin, rapporte que « le Parlement s'est livré à une manifestation anticléricale en décidant de soumettre les couvents et monastères au contrôle administratif ». Et les députés irlandais «ont accusé les libéraux d'avoir fait cette manifestation - dans un esprit de vengeance contre l'Irlande catholique ».
    Les députés irlandais l'ont dit; ils ont pu le croire: il ne s'ensuit pas nécessairement que ce soit vrai. Leur patrie a beau être une terre intéressante et qui fait beau de la campagne anti-catholique, universelle et probablement franc-maçonnique, qui hante tant d'esprits.
    Plus exactement, on aurait tort d'y croire seuls ou par-dessus tout visés les «catholiques romains"; résignons-nous désormais à ce titre, dans ce pays, sous peine de perpétuels malentendus. L'Eglise d'Angleterre se prétend plus que jamais une authentique branche de la catholicité et, à force de s'y appliquer, elle en revêt de plus en plus l'image.
    Volontiers, nous nous imaginons posséder le monopole d'un certain nombre de formes et d'institutions religieuses. Les couvents sont de cette catégorie. Et sans doute, nous avions raison, voilà encore un demi-siècle. Mais nous l'avons de moins en moins. Laissons de côté, pour l'instant, les libres groupements comme le méthodisme, où se développent à un degré étonnant les communautés de femmes, que n'unit, il est vrai, aucun vœu définitif et qui conservent la faculté de se retirer quand il leur plaît, de reprendre leur indépendance et de fonder une famille. Ne considérons que l'Eglise officielle ou établie: le même phénomène y saute aux yeux. avec bien plus de vigueur encore et bien plus proche du type qui nous est familier.
    Des ordres, de véritables ordres monastiques, tels que les apôtres, y tiennent une place sans cesse croissante. On y entre pour la vie et l'on s'y consacre au célibat. On y pratique le jeune et la prière. On y porte le costume qui, d'ordinaire, ressemble à s'y méprendre à ceux que nous connaissons. Il y a des Bénédictins anglais ou pour mieux dire des anglicans. Il y a tout près d'ici les Pères de Cowley ou Société de saint Jean l'Evangéliste qui ont des missions aux Indes, dans l'Afrique du Sud, ailleurs encore, qu'on rencontre par les rues en soutane et
en chapeau ecclésiastique, et que tous mes amis prennent invariablement pour des prêtres de chez nous.
    Il y a aussi des ordres de femmes. Des sœurs arrivant de France, Il y a quelques années, se font conduire au «couvent". La voiture s'arrête devant un bel et vaste édifice ogival : « Et notre bonne mère qui nous disait que c'était si modeste! elle aura voulu nous faire une surprise." La surprise se dissipa vite. Un bref entretien révéla qu'elles s'étaient trompées d'adresse. Le «couvent" était une maison anglicane.
    Il y en a beaucoup comme cela. Et c'est l'un d'entre eux que se rattache apparemment le récent débat parlementaire. Une des sœurs, en mourant, avait légué à l'institution une somme, que les héritiers naturels estimèrent exorbitante. Ils intentèrent un procès. Et toutes
les sottes histoires, de rigueur en pareille circonstance, prirent aussitôt leur essor: la supérieure était despotique et emportée. Au moindre manquement, elle condamnait
ses subordonnées à passer des heures debout sur une chaise, à rester des journées sans manger. Elle avait, sans aucun doute, extorqué le testament: il y avait eu contrainte, peut-être séquestration... L'audience réduisit à néant tous ces commérages. Et le juge exprima son indignation de tant de calomnies répandues à la légère et qui avaient failli aboutir à des catastrophes: car, dans ce faubourg de Londres, où pourtant elles faisaient du bien, le peuple ameuté contre les sœurs, avait entamé des manifestations violentes. Les bâtiments avaient dû être protégés par la police.
    Détail significatif : l'aumônier, cité comme témoin, déclara être l'auteur des règlements et les avoir empruntés à ceux de saint Ignace.
    L'incident de Finsbury Park, relaté par vous un peu plus bas sous la même rubrique, rappelle une autre scène où figura récemment l'évêque de Londres. Une réunion avait été organisée en vue de recueillir les fonds nécessaires à la création d'une maison d'études ecclésiastiques. L'initiative de cette entreprise appartenait à la communauté de la Résurrection, que dirigeait naguère à Wesminster le chanoine Gore, aujourd'hui évêque de Birmingham. Son centre, qui est à présent dans le Yorkshire, est un ardent foyer de ritualisme, d'où émane toute une active propagande de brochures en faveur des principes de la Haute Eglise.
    ... De ces faits, rapprochons une plainte adressée au Times, il y a peu de mois. C'était dans une autre paroisse à l'est de Londres. La confirmation approchait. Le curé distribua aux enfants des questionnaires imprimés pour aider à l'examen de conscience que prescrit la liturgie; il les invita à venir ensuite causer avec lui en 
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particulier. Une fillette en fut empêchée par son père: on refusa de l'admettre à la solennité. Récriminations. Invectives contre ce retour mal déguisé au confessionnal des papistes. Appel à l'évêque de Stepney, qui approuve sans réserves la conduite du curé. Nouvelle lettre au Times, citant plusieurs passages du questionnaire et laissant au public de décider s'ils étaient convenables à méditer pour une jeune fille de quinze ans. Et de fait, il y avait là, sur des matières particulièrement délicates, un luxe de détails précis, sans inconvénients peut-être dans 1a promiscuité d'un quartier populaire où les mœurs seraient mauvaises et la connaissance du mal inévitablement précoce, mais qui ne pourraient que troubler profondément une innocence vierge. .
    Toutes ces pratiques que la masse des Anglais ont si longtemps considérées comme l'apanage distinctif de l'Eglise de Rome, que des déclamations séculaires leur ont appris à flétrir et qui demeurent pour eux l'objet d'une défiance ou d'une haine instinctive, inextricablement compliquée de rancunes politiques et de griefs patriotiques, il se poursuit donc à l'intérieur même de d'Angleterre un sérieux mouvement pour les y restaurer ou les y généraliser de l'Eglise nouveau. Que de précautions, de prudence et de doigté il faudrait pour éviter 4e heurter des préjugés aussi répandus, aussi intenses et aussi invétérés. Aussi devons-nous assister sans surprise à ces soubresauts aigus de la passion protestante, dans ce qu'elle a de plus purement négatif, de plus fanatiquement anti-catholique mais la nuance qu'il importe de bien saisir, c'est que ces colères ne se tournent pas, à l'heure présente, directement contre ceux des fidèles qui reconnaissent l'autorité du pape et participent à la .communion romaine. Sans doute, ce sont toujours leurs idées et leurs pratiques qui soulèvent ces passagères tempêtes. Mais les "catholiques" qui incarnent et représentent cet esprit et dont la personne sert de cible aux attaques, sont des membres de l'Eglise officielle d'Angleterre.
    De là, en grande partie, l'âpreté des luttes engagées autour de la loi scolaire. On ne marchanderait pas tant à l'Eglise anglicane le droit de donner dans les écoles publiques l'enseignement confessionnel s'il était encore du genre anodin ou, en quelque sorte, amorphe, qui a eu maintes fois cours dans son histoire. Ce qu'on lui conteste, c'est le privilège officiel d'employer les deniers publics à la propagation d'idées sur le sacerdoce et les sacrements, qui sont l'abomination de la désolation, le triomphe de Babylone ou le règne de l'Antéchrist aux yeux, non seulement des dissidents, mais des anglicans que personnifie M. Kensit. .
    De là encore les conditions toutes nouvelles dans lesquelles se présente le problème des rapports entre l'Eglise et l'Etat. Jusqu'ici, il n'y avait guère que les non-conformistes, les sectes détachées de la communion nationale, pour réprouver cette étroite alliance, pour envier la fortune de leurs rivaux, pour s'indigner de l'avantage qui leur assurait l'appui du pouvoir. Ils n'ont point abandonné leur thème. Et leur refrain est toujours cette égalité religieuse qui rétablira des chances normales de concurrence entre les diverses confessions. Le maintien de l'état de choses actuel n'a plus pour avocats, d'autre part, que l'élément moyen de l'Eglise d'Angleterre: tous ceux qui. à défaut de positives affinités protestantes, éprouvent de l'antipathie à l'égard de Rome. Une conscience plus ou moins vague les avertit que le jour où, dans leur pays, l'Eglise sera affranchie de la totale emprise de l'Etat contre la mainmise des autorités civiles sur la vie religieuse... Mais jamais ils n'avaient autant marqué, ni poussé si loin leur désir d'autonomie.
    Rien n'est plus curieux, ni plus instructif à cet égard qu'un discours prononcé la semaine dernière par lord Halifax, le vaillant promoteur du rapprochement anglo-romain, à l'assemblée générale de l'English Church Union, dont il est président. Après avoir affirmé bien haut les traditions catholiques de l'Eglise d'Angleterre, telles que les exprimèrent Keble et Pusey, il proteste avec la plus vive énergie contre les prétentions d'une commission parlementaire à réglementer la vie spirituelle et l'usage liturgique; il menace presque les évêques qui seraient assez faibles pour céder d'un rappel à leur devoir et à l'orthodoxie sous la pression de l'opinion laïque et ecclésiastique. N'abandonnant rien de l'idéal pour lequel il combat depuis des années, il montre, pour conclure, comme un encouragement à persister dans la droite voie, le groupe de plus en plus nombreux que passionnent en France les espoirs de réunion et qui y travaillent de toutes leurs forces. Et il y voit une raison de plus pour l'Eglise d'Angleterre de s'engager plus avant sur les chemins du catholicisme : l'union de la chrétienté ne se trouve-t-elle pas au bout?
Voilà, bien plutôt qu'un esprit de vengeance contre l'Irlande, ce qui est au fond dès colères, des représailles, des préoccupations contemporaines. Et ceux-là mêmes, chez nous, qui auraient le moins de sympathie pour ces tendances, ne doivent pourtant ni les ignorer, ni les négliger.
        Augustin LEGER



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LES ADVERSAIRES DE LÉON XIII
L'Ami du Clergé, 27 juin. -
Voici, à titre documentaire, le jugement que porte la revue la plus répandue dans le clergé sur le livre de l'abbé Barbier:  Le progrès du libéralisme catholique en France sous le pape
Léon XIII.
    Encore et toujours, donc? de la polémique aiguë et de la brouille entre catholiques? Au moment où l'admirable soumission du clergé et des fidèles de France groupe devant le danger suprême nos forces dispersées, l'heure est-elle bien choisie pour rappeler, accentuer, exaspérer - des divisions aussi fâcheuses que passionnées, auxquelles Léon XIII et Pie X nous ont tant suppliés de faire trêve pour opposer une résistance massive et efficace aux coups furieux de l'ennemi?
    Tempus loquendi, tempus silendi. M. Emm. Barbier estime que le silence est toujours une trahison de la vérité. Et il parle, il parle pendant mille cent cinquante pages pour dire, tantôt en formules, hélas  trop claires, tantôt par sous-entendus, des choses qui veulent être désobligeantes pour la mémoire de Léon XIII, - et que, pour cette seule raison, Pie X, malgré les intentions de l'auteur, ne trouvera point du tout agréables pour lui...

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   C'est du paradoxe, M. Barbier en convient; mais, dit-il, c'est aussi de l'histoire documentaire. Et après? Cela suffit-il pour que ce soit une bonne œuvre? Faut-il donc rappeler, une fois de plus, que la vérité n'est pas le tout de la vie humaine, et qu'au-dessus de la passion du vrai, il y a une vertu chargée de régulariser la distribution, la suprême directrice de toutes les vertus, de tout bien moral pratique, la vertu de prudence! Pour certains polémistes à la manière géométrique, la prudence n'existe pas, ou plutôt ils n'y voient que libéralisme ou diplomatie compromettante. M. Barbier ne se cache point d'appartenir à cette école-là et paraît peu soucieux de s'en excuser. C'est une mentalité qu'on nous permettra de trouver défectueuse en raison, d'abord, de l'indigence radicale de scrupules dont elle fait preuve dans sa manière d'administrer à tort et à travers ce qu'elle croit être la vérité, et aussi à cause de l'allure passionnée, blessante, aveuglément intransigeante ou l'entraîne le principe de sa méthode critique, qui est de sacrifier le plus d'erreurs, le plus de victimes possibles sur l'autel de la vérité...
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